Accord signé pour le rachat d’Adveo France

La mise en faillite du groupe Adveo en décembre 2018 avait ravivé les inquiétudes sur l’avenir de la filiale française, propriétaire des enseignes Calipage, Plein Ciel et Buro Plus. La signature d’un accord de rachat avec le fond d’investissement Sandton Captital Partners devrait mettre un terme à plusieurs mois d’incertitude. 

Philippe Guillotin, directeur général d’Adveo France, lors de la convention plénière de Calipage, le 20 novembre 2018.

Premier grossiste sur le marché européen des fournitures de bureau, Adveo sera finalement racheté par le fonds d’investissement américain Sandton Captital Partners. Une opération qui intervient six mois après l’échec des négociations de rachat entre les créanciers du groupe et Cerberus, propriétaire de Staples Solutions qui s’était initialement porté acquéreur.

L’annonce en janvier d’une reprise partielle du groupe par Sandton Capital a été confirmée par un communiqué publié dans la soirée du 25 février 2019. Cette acquisition vise uniquement les filiales bénéficiaires du groupe : Belgique, Pays-Bas ainsi que la France qui détient les enseignes Calipage, Plein Ciel et Buro Plus. Les entités espagnoles, portugaises, italiennes et allemandes ne sont pas concernées par cette opération, ni la maison-mère Adveo Group mise en faillite depuis le 17 décembre 2018.

Reprise de la dette

La transaction d’un montant de 5,5 millions d’euros s’accompagne d’accord qui prévoit notamment la cession aux banques des actifs immobiliers du groupe estimés à 40 millions d’euros. La dette financière restante (environ 150 millions d’euros) est totalement reprise par Sandton qui renonce à la possibilité de la réclamer aux sociétés non-reprises. Cette accord déclenche la mise en œuvre d’un prêt relais de 5 millions d’euros pour permettre à la France, la Belgique et les Pays-Bas de renforcer leurs liquidités rapidement.

Par ailleurs, les administrateurs d’Adveo Group ont reçu une offre pour la filiale italienne de la part de GDN SpA (qui détient la société Office Distribution), ce qui maintiendrait l’outil de production, les emplois et les relations commerciales sur le territoire transalpin. La transaction atteindrait 3 millions d’euros et devrait être officialisée dans les deux semaines.
Ces deux opérations sont encore sujettes à l’autorisation du tribunal de commerce qui examine le dossier d’insolvabilité d’Adveo. Une demande de retrait des entités française et belge des procédures d’insolvabilité du groupe a déjà été enclenchée.

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