Adveo de nouveau en discussion avec des repreneurs potentiels

Après six mois d’annonces par voie de communiqués et de rebondissements financiers, l’avenir d’Adveo, premier grossiste européen de fournitures de bureau et scolaires, reste toujours incertain.

Philippe Guillotin, directeur général d’Adveo France, lors de la plénière Calipage le 20 novembre 2018.

Le groupe, dont la filiale française est également propriétaire des enseignes Calipage, Plein Ciel et Buro+, souffre d’une dette qui s’élève aujourd’hui à un peu plus de 170 millions d’euros. L’annonce en septembre de son possible mariage avec le distributeur européen Staples Solutions avait suffi à rassurer le marché. Deux mois plus tard, l’échec des discussions entre Cerberus, le fond de capital-risque propriétaire de Staples et le consortium bancaire détenant la dette d’Adveo a fait l’effet d’une douche froide. En novembre, la décision des banques d’anticiper l’expiration de l’accord de restructuration de la dette a conduit le conseil d’administration à mettre le groupe en « declaración de concurso ». Ce dispositif du droit espagnol se rapproche d’une procédure de sauvegarde en France. 24 heures plus tard, le cours de l’action Adveo était suspendu par le Tribunal de commerce de Madrid. Lors de sa convention européenne, fin novembre, le grossiste a annoncé être de nouveau en discussion avec des repreneurs potentiels pour tout ou partie du groupe. Simultanément, Adveo a engagé une restructuration profonde de ses entités allemande et espagnole qui ne parviennent pas à être profitables quand les filiales France, Benelux et Italie sont bénéficiaires.

 

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