Comment bien choisir son étiqueteuse ?

Pour rendre l’étiquetage facile et rapide, il est nécessaire de sélectionner un modèle convenant aux besoins de l’entreprise et aux impératifs des utilisateurs. Le choix de certaines fonctionnalités pourra ensuite faire la différence dans l’usage au quotidien.

L’étiqueteuse reste l’outil indispensable pour les services rodés aux exercices de classement et/ou d’archivage de documents. L’outil peut aussi s’avérer indispensable pour certains besoins ponctuels dans de nombreux services supports: administratif, secrétariat, services généraux ou encore communication. « Les usages sont multiples », confirme Karelle Hervieux, chef de produit solutions d’étiquetages chez Brother, « néanmoins, contrairement aux applications d’étiquetages industrielles ou pharmaceutiques qui sont très spécifiques, les besoins en bureautique se concentrent sur des modèles d’étiqueteuses assez standards, avec des largeurs de rubans excédant rarement 18mm », confirme celle-ci. Avant d’investir, mieux vaut faire le point sur ses besoins et bien identifier les critères à prendre en compte.

Pour quel usage ?

En premier lieu, il s’agit de définir le support qui recevra l’étiquette. Ce dernier permettra de sélectionner le type de rubans à utiliser, notamment au niveau de la matière et de la largeur. Dans le cas d’un usage classique, sans contrainte particulière, on utilise habituellement un ruban plastifié qui peut être coloré ou non. D’autres matières existent néanmoins comme des rubans textiles, magnétiques, fluorescents ou encore thermorétractables… Par exemple, si l’étiquette doit être mise en œuvre dans un local soumis à de fortes températures, celle-ci devra être plus résistante pour ne pas se décoller. Autre cas, si le lieu est mal éclairé ou sombre, le choix d’un ruban phosphorescent peut faciliter la lecture de l’étiquette par les opérateurs. « La question de la largeur est importante à connaître. Sur les modèles d’entrée de gamme, on ne peut pas toujours changer la dimension du ruban », avance Sylvain Boyer, chef de produit chez Epson. L’achat d’une étiqueteuse chez un fabricant conditionne également l’approvisionnement en consommable. « D’où l’intérêt de ne pas regarder uniquement le prix de l’étiqueteuse, mais aussi le coût d’approvisionnement en rubans ou encore les délais de livraison », ajoute ce dernier. À ce niveau de réflexion, il est aussi important de se positionner sur la question de la légèreté du matériel ainsi que sa transportabilité. Si l’opérateur doit l’emporter sur d’autres sites pour étiqueter, mieux vaut logiquement prévoir un matériel léger, résistant et autonome (sur piles et secteur).

Pour quelles quantités d’étiquettes ?

Deuxième critère à étudier avant d’investir : le volume d’étiquettes à produire ainsi que la nécessité (ou non) de les personnaliser. Là encore, on ne se dirigera pas vers le même matériel si l’on imprime mensuellement quelques étiquettes ou si l’on en produit de manière régulière et que celles-ci doivent être personnalisées, voir dénominatives. Les fabricants proposent deux types d’étiqueteuses : les modèles standards mobiles, équipés d’un clavier sur lequel l’opérateur tape son texte et personnalise à minima l’étiquette (police, taille, symbole, ruban) et les modèles connectés. Ces derniers ne possèdent pas toujours de clavier intégré puisqu’ils sont connectables (en filaire ou en Bluetooth/wifi pour les plus chères) à un ordinateur, une tablette voire à un téléphone portable. Ces étiqueteuses permettent d’aller plus loin dans la personnalisation comme imprimer un logo d’entreprise ou encore de faire de l’importation de données. « Selon l’usage, cela peut être plus confortable pour l’opérateur de les préparer depuis son ordinateur plutôt que d’avoir à les taper sur le clavier de l’étiqueteuse », confirme Sylvain Boyer. Certains modèles connectés ne fonctionnent d’ailleurs que sur secteur : elles sont logiquement plutôt destinées à un usage fixe et peuvent difficilement se transporter. Enfin, sachez faire le distinguo entre une étiqueteuse et une imprimante pour étiquettes. Dans le premier cas, les rubans sont souvent plastifiés tandis qu’avec les imprimantes spécialisées, l’impression est réalisée sur du papier standard, pour un usage intérieur. L’imprimante offre en revanche la possibilité d’imprimer en couleur, ce que ne permet pas l’étiqueteuse !

Céline Cadiou

Sans fil

Petite et légère, la LW-600P d’Epson se transporte très facilement pour étiqueter sur le terrain. Sa connexion Bluetooth permet une utilisation à distance, entre plusieurs utilisateurs et se pilote depuis un smartphone ou une tablette. Elle se connecte aussi à un ordinateur, via USB. Fonctionne sur secteur ou sur piles.

Prix public : 89,99 €

 

Multifonction et mobile

Casio propose un modèle compact et simple d’utilisation. La référence KL-820 peut accueillir cinq tailles de bande (6, 9, 12, 18 et 24mm) et imprimer jusqu’à trois lignes. 248 symboles et caractères sont enregistrés, ainsi que 60 logos et des codes-barres EAN 8 et EAN 13. Ce modèle propose 24 tailles de police, 3 effets et 4 styles. Fonctionne sur piles.

À partir de 35 €

 

Connectable au besoin

Le large clavier de la PTD600VP de chez Brother permet de créer des étiquettes de manière ergonomique mais celle-ci est également connectable à un PC (via câble). À l’aide du logiciel P-touch Editor, les impressions seront d’une meilleure résolution (180×360 dpi au lieu de 180×180 dpi) pour l’impression de photos, logos, codes-barres… Fourni avec un adapteur secteur.

À partir de 143 €

 

Légèreté assurée

Avec son clavier Azerty et sa navigation simple, le LabelManager 160, proposé par Dymo est un modèle polyvalent et facile à utiliser : 6 tailles de police, 8 styles de texte et 4 styles d’encadrés. Écran 2 lignes 13 caractères. Fonctionne avec 4 piles AA. Fonction mémoire pour les étiquettes à réutiliser. Imprime automatiquement la date et l’heure.

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