Dell Technologies se penche sur la génération Z

Le géant mondial de l’informatique, Dell Technologies, a dévoilé le 18 décembre, les résultats d’une vaste étude sur les attentes et les inquiétudes des « digital natives » face au monde du travail.

Confiée à un cabinet d’analystes indépendant (Dimensional Research), l’enquête a été réalisée, entre août et septembre 2018, dans 17 pays auprès d’élèves de l’enseignement secondaire ou supérieur dont plus de 700 en France. Baptisés génération Z, ces jeunes adultes âgés entre 16 et 23 ans, ont pratiquement, depuis leur enfance, toujours interagi avec les outils numériques et les réseaux sociaux. Pour autant, comme le montre cette étude, ces « digital natives » sont loin d’être une génération de robots. Si d’un côté, ils donnent largement la priorité aux nouvelles technologies pour leur futur travail, de l’autre, ces futurs professionnels aspirent à plus de contact humain. Ainsi, ils sont 84 % en France (91 % dans le monde) a indiqué que le package technologique proposé par un employeur est un critère de sélection pour un emploi. Dans le même temps, 36 % d’entre eux estiment que le face-à-face (43 % en moyenne dans le monde) est la méthode privilégiée pour communiquer avec des collègues, suivie du téléphone (21 %), les applications de messagerie et les emails représentant 18 % (et 26 % dans le monde). Particularité française : 23 % de la génération Z privilégient les SMS contre seulement 10 % en moyenne. Par ailleurs, plus de la moitié (60 % en France et 53 % en moyenne dans le monde) préfère se rendre sur un lieu de travail plutôt que pratiquer le télétravail et 55 % travailler au sein d’une équipe plutôt que de façon indépendante.

Un vision optimiste des technologies
Autre trait commun fort de cette génération : une vision résolument optimiste des technologies digitales. En France, 71 % pensent que les nouvelles technologies et l’automatisation vont créer un environnement de travail plus équitable en évitant les préjugés et la discrimination (80 % en moyenne dans le monde). Une majorité importante (83 %) pense également que nous entrons dans l’ère des partenariats homme-machine.
Malgré tout, cette génération, aujourd’hui aux portes du marché du travail, est loin d’être confiante dans son avenir professionnel. La quasi-totalité des nouveaux diplômés (92 %) nourrit des inquiétudes quant à leur futur emploi. Seulement la moitié (50 %) des étudiants interrogés considère leur formation bonne ou excellente pour les préparer à leur futur métier. Dans le même temps, les collaborateurs seniors redoutent d’être dépassés et qu’une majorité des postes de direction à l’avenir soit occupés par ces enfants du numérique. Selon une précédente étude de Dell Technologies, 87 % des dirigeants craignent que leur entreprise peine à assurer l’égalité des chances entre les générations.

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