Donner du sens au travail : les relations humaines avant tout

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Quel sens donner à l’entreprise et au travail aujourd’hui ? C’est la question posée aux salariés français par l’école d’ingénieur Icam en partenariat avec les HEC Montréal, en septembre 2019. Si la réponse varie en fonction du poste occupé, les rapports humains s’imposent comme un élément de cohésion.

Chaque entreprise est aujourd’hui encouragée à afficher une raison d’être qui aille au-delà de l’aspect purement économique. Même si chaque collaborateur contribue à cet objectif commun, le ressenti n’est pas le même en fonction du poste occupé d’après une étude menée par l’Icam et HEC Montréal. Les chefs d’entreprise sont 79% à estimer que leur travail sert une cause importante. Un pourcentage qui chute à 57% pour les cadres supérieurs, à 38% pour les cadres intermédiaires et enfin à 30% pour les salariés non encadrants. Pour ces dernières catégories, les valeurs rattachées à leur travail sont diverses : fierté, cohérence avec ses propres valeurs, importance accordée à la vie professionnelle… chacun a sa propre motivation pour s’investir.

La qualité de vie au travail, premier facteur d’investissement

Les non-cadres se montrent d’ailleurs moins attachés au développement économique ou à la réputation de leur employeur. Lorsqu’on leur demande quels motifs pourraient les inciter à faire des efforts au quotidien, la qualité de vie au travail arrive en premier lieu avec 88% des réponses, suivi de peu par la satisfaction client et la qualité des produits ou services (86%). Ces arguments sont largement plus valorisés par les non encadrants que par leurs supérieurs hiérarchiques. Réunir les intérêts de chacun serait-ce alors mission impossible ?

Si l’on en croit l’étude, les relations humaines sont importantes pour tous dans l’entreprise. Toutes strates de l’organisation confondues, ils sont plus de 80 % à révéler trouver du sens dans les relations de travail et que ces dernières ont de la valeur pour eux. Une dimension à ne pas négliger dans la conception de ses bureaux, alors que mobilité éloigne physiquement les collaborateurs les uns des autres. «  À l’heure ou l’organisation du travail prend de multiples formes (à distance, par mail et réseaux sociaux interposés, dans des organisations libérées…), l’humain reste bel et bien au centre de l’entreprise », conclu le rapport.

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