Impression. Voir sa comm’ en grand !

Pour réussir sa venue au dernier Fespa d’Hambourg, la société Airplac a demandé à Electrogeloz d’imprimer une trentaine d’affiches afin de recréer un décor new-yorkais.
Pour réussir sa venue au dernier Fespa d’Hambourg, la société Airplac a demandé à Electrogeloz d’imprimer une trentaine d’affiches afin de recréer un décor new-yorkais.
Et si vous repensiez la communication de votre entreprise en grand ? Que l’entreprise choisisse de solliciter un imprimeur ou de produire ses supports de publicité via sa propre imprimante grand format, la seule limite pour gagner en visibilité sera alors son imagination.

Au printemps 2017, les promeneurs arpentant la place de la Bastille à Paris ne pouvaient pas la rater. Entourant le socle de la colonne de Juillet – alors en travaux – avait été dressée une bâche géante. Sur celle-ci s’affichait le visage du footballeur Antoine Griezmann vantant les mérites d’une marque de téléphone portable. Quelques années plus tôt, sur les Champs-Elysées, impossible également de passer à côté de l’immense panneau recouvrant la façade du magasin Vuitton, alors en cours de rénovation. Sans tomber dans cette folie des grandeurs (le socle de la colonne de Juillet fait tout de même 30 mètres de circonférence !), nombreuses sont les entreprises qui communiquent de cette façon. La concurrence exacerbée sur le marché publicitaire et les progrès techniques, qui rendent les imprimantes grand format à la fois efficaces et meilleur marché, expliquent en grande partie cette évolution.

Pourquoi changer d’échelle ?

En matière de publicité, il n’est parfois pas nécessaire d’aller chercher midi à quatorze heures. Le grand format surfe ainsi sur un adage simplissime : « Big is beautiful ». « Il permet de communiquer en étant visible de loin, de très loin même ! », sourit Bernice Nunan, directrice commerciale au sein de la division Airplac de la société Emball’Iso. Cette société basée dans le Rhône produit des panneaux de carton mousse à destination des secteurs de l’industrie graphique et des arts graphiques. En mai dernier, elle a fait appel à l’imprimeur Electrogeloz pour réussir sa venue au Fespa d’Hambourg, la Mecque mondiale des technologies d’impression numérique, de sérigraphie et textile. « Nous leur avons demandé d’imprimer et découper une trentaine d’affiches d’1,50 mètre sur 3 mètres afin de recréer un décor new-yorkais à coller sur nos panneaux. Electrogeloz nous a même fourni une Statue de la Liberté de plus de 2 mètres ! Le tout pour environ 3 000 euros », résume Mme Nunan. Le bilan ? Il est très largement positif : « Les gens s’arrêtaient beaucoup plus à notre stand que les années précédentes. Ils voulaient la même chose pour leur communication. Résultat, nos ventes ont bondi de 30 % à l’international après le salon ! » Hind Guilleminot, marketing manager chez HP va aussi dans ce sens. « Les panneaux dynamiques classiques à écran LED ne captent plus l’attention dans les centres commerciaux. Des études l’ont prouvé. Les impressions captivent plus et déclenchent la pulsion d’achat. »
Autres atouts de l’impression sur une table à plat (ou flatbed), sa réactivité et sa vitesse. « Avec cette technique, on peut rapidement toucher des segments de marché à des moments ponctuels, s’enthousiasme Daniel Morassut, directeur des ventes OKI Industry Print et Graphic Arts pour l’Europe du Sud. La personnalisation se fait à la demande. Par exemple, à l’occasion des Championnats du monde de handball 2017 en France, un de nos clients a imprimé une cinquantaine de « coverings » pour recouvrir des bus. Ils ont produit le tout en une dizaine de jours sur trois machines. »

Imprimer oui, mais quoi ?

Grandes bâches pour les salons professionnels, enseignes, écriteaux, affiches king size, signalétique plus discrète, banderoles, posters à l’unité, tissus, etc. : tout est possible quand on se lance dans le grand format. Sachant que celui-ci va du A3… à l’infiniment grand. En effet, pour les très gros modèles, l’usage est d’imprimer puis de souder ou coudre les éléments ensemble. Les supports se divisent eux en deux catégories. Les souples sont en PVC, papier, adhésif, textile, souvent dits en « roll », car capables d’être roulés puis transportés. Les rigides sont en aluminium, plexiglas, reboard (carton expansé), bois ou verre. Quant aux encres, si la plupart sont encore chimiques, les gammes à base d’eau et d’éco-solvants gagnent de plus en plus de terrain. Elles sont souvent très pigmentées pour résister aux intempéries et au soleil.
Ceci posé, il faut vous demander ce dont vous avez besoin en termes de tailles et d’unités. Si les machines peuvent produire des bâches d’échafaudage et des 4×3 classiques, elles sont aussi performantes pour des besoins plus modestes comme la décoration de présentoirs ou la simple décoration de stands. « Nos imprimantes ont réalisé l’habillage de gondoles pour les magasins Sephora », explique Daniel Morassut. Dans un autre registre, l’entreprise belge Panorama crée des portiques en entrées de magasin et des bâches interchangeables quand le groupe Riccobono (grâce à des modèles HP Latex venus renforcer ses rotatives) renouvelle les enseignes des magasins Massa Pneus, habille les bâtiments des concessionnaires KIA ou réalise les décors de l’exposition temporaire dédiée à Brigitte Bardot au musée de la gendarmerie et du cinéma de Saint-Tropez.

Si votre entreprise a besoin d’un tel matériel pour des campagnes régulières, investir est la solution la plus logique. Si ces besoins sont ponctuels et incertains, mieux vaut sous-traiter.

Ces revêtements de sols de supermarché pour une boisson énergisante ont été réalisés par une imprimante HP Latex 115.
Ces revêtements de sols de supermarché pour une boisson énergisante ont été réalisés par une imprimante HP Latex 115.
À quel coût et avec quelle organisation ?

Vient le moment de se poser la question cruciale. Vaut-il mieux s’équiper ou sous-traiter la production à des spécialistes ? Sachant que, depuis plusieurs années, des imprimeurs se lancent dans l’acquisition d’imprimantes grand format ayant compris qu’il y a là un potentiel de revenu différent. En fait, tout dépend de votre budget, de votre taille et de vos ambitions. Si les appareils atteignent des prix compétitifs (voir notre sélection), acquérir un ou plusieurs de ces bijoux implique un coût certain. Sans compter qu’il faut aussi financer l’achat des encres, celui des supports, l’assemblage et la pose. Si votre entreprise a besoin d’un tel matériel sur le long terme pour des campagnes régulières et ciblées, investir est la solution la plus logique. Si ces besoins sont ponctuels et incertains, mieux vaut sous-traiter à une ou des firmes spécialisée(s) dans ce domaine. Dernier élément, l’espace réservée à ces beaux bébés. Avec des modèles atteignant parfois 4 mètres de large et 1,60 mètre de haut, c’est un facteur non-négligeable ! « Certaines imprimantes font la taille d’une salle de réunion », prévient Sébastien Moreau, DG d’Electrogeloz. Composée de 300 salariés, cette entreprise est spécialiste de l’impression numérique sur tous types de supports. Sa diversification dans le grand format date de 5 ans mais Sébastien Moreau y croit dur comme fer : « C’est l’avenir. Nous avons constaté 17 % de croissance depuis les trois dernières années chez nous. On peut tout faire dans ce domaine mais il faut de vrais experts. Nous vendons le packaging complet : création, impression, pose. » Chez Panorama, on partage cet optimisme. Il y a un an, la société s’est dotée d’une imprimante industrielle numérique HP Latex 1500 à 160 000 euros l’unité. De quoi réaliser de jolis coups, comme celui qui, il y a quelques années, avait vu la firme belge dérouler une bâche de 40 mètres sur 10 visible depuis le périphérique parisien pour Leroy Merlin.
En bref, que vous confiez votre impression grand format à un prestataire ou la réalisiez vous-même, tous les rêves sont possibles. La preuve ? Il y a peu, un prestataire allemand d’Oki a eu la surprise de se voir commander une immense impression textile pour ­couvrir…une montgolfière !


SÉLECTION

1. oki m-64s

Largeur d’impression maximum : 1 616 mm.
Dimensions : (L x P x H) : 3 095 x 935 x 1  247 mm
Poids : 321 kg.

Prix : non communiqué.

2. lexmark 3 cs920

Formats : A4, Letter, A3, Tabloid, B4, Legal, 12×18, SRA3.
Dimensions (L x P x H) : 615 x 693 x 780 mm
Poids : N.C.

Prix : entre 4 700 et 10 000 €.

3. hp latex 1500

Largeur d’impression maximum : 3 200 mm.
Dimensions (L x P x H) : 5 740 x 1 380 x 1 670 mm.
Poids : 1 220 kg.

Prix : 160 000 €.

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