La conversation téléphonique privée serait le premier facteur de gêne au travail

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66% des Français travailleraient avec des collègues gênants révèle aujourd’hui l’agence d’interim en ligne Qapa, après avoir interrogé près de 4,5 millions de candidats. « Des résultats qui montrent très peu d’indulgence et peut-être un manque de communication » reconnaît l’initiatrice de l’enquête.  

Citée par 21% des répondants comme étant la gêne la plus pénible sur son lieu de travail, la discussion téléphonique privée arrive en tête du classement. Vient ensuite les plaintes, râles et grognements (20%), puis, ex-æquo, les bruits corporels (20%)  tels que la toux, les gaz, les éructations etc… Côté femmes, ce sont les odeurs corporelles qui remportent la palme du désagrément avec 30% de plaignantes, tandis que les hommes sont 25% à ne pas supporter les monologues incessants.

Beaucoup de plaignants mais peu de franchise

Cependant, ce n’est pas parce qu’ils sont énervés par les attitudes de leurs collègues que les Français vont les réprimander. Près de 53% des sondés avouent avoir un peu de mal à « dire franchement » ce qu’ils ressentent à leur voisin de bureau. Malgré tout, les femmes seraient légèrement plus franches que les hommes : 52% d’entre elles affirment être capables de signaler à un collègue qu’il fait trop de bruit contre 41% des hommes. Le sujet de la réprimande peut aussi faire varier les résultats. Ainsi, 31% des femmes n’hésiteraient pas à faire remarquer à leur collègue un manque de savoir vivre et l’usage de grossièretés. Dans le cas d’odeurs corporelles dérangeantes, seuls 3% des sondés, hommes et femmes confondus, oseraient prendre la parole.

Une gêne propice au licenciement ?

Certains salariés sont-ils conscients d’être dérangeants pour leurs collègues ? Seuls 11% des interrogés pensent qu’ils pourraient être à l’origine d’une gêne quelconque. Les 89% restants, eux, ne s’estiment pas être source de déplaisance. C’est tout à leur avantage, car la sentence pour les coupables est sévère : 56 % des répondants jugent qu’être gênant ou pénible pour son entourage peut représenter un critère valable de licenciement.

Méthodologie : Sondage réalisé entre le 12 et le 29 avril 2019 auprès de 4,5 millions de candidats sur Qapa.fr. Parmi ces candidats, 52% d’entre eux sont des non-cadres et 48% sont des cadres.

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