Le télétravail est-il réellement plus écologique ?

Le saviez-vous ? Sept salariés français sur dix se rendent à leur lieu de travail en voiture. À première vue, le home office pourrait alors avoir un impact bénéfique sur l’environnement en termes d’émissions carbone. Sauf que les revers de ce mode de travail sont nombreux assure une étude de l’Agence de la transition écologique (Ademe) publiée en exclusivité au Journal du Dimanche. Les réunions en visioconférence restent très énergivores : une minute de réunion à distance émet un gramme de CO2. Les vidéos en streaming, comme les webinars enregistrés par exemple, représentent quant à elles 1 % des émissions de gaz à effet de serre.

L’Ademe analyse aussi la tendance des collaborateurs qui, encouragés par le télétravail et à la recherche d’un meilleur cadre de vie, déménagent à la campagne, loin des locaux de leur entreprise. La majorité des employeurs demandant à leurs salariés de travailleur deux fois par semaine dans les locaux, ils émettent finalement deux fois plus de carbone, leur trajet étant beaucoup plus long. Finalement, le bilan écologique de la généralisation du home office profiterait plutôt aux entreprises qui économisent en électricité, chauffage, en gobelets et en feuilles imprimées. Pour alléger l’impact de ce mode de travail, l’organisme recommande de privilégier le téléphone à la visioconférence et de coordonner les jours de home office des collaborateurs afin de limiter les pertes d’énergie.

Article en lien