Les espaces de travail partagés apaiseraient les relations entre les collaborateurs et leurs managers

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Et si l’aménagement des espaces de travail était la clé pour éviter les conflits entre un manager et ses équipes ? Les statistiques publiées par Paris Workplace le 10 septembre confirment cette hypothèse et établissent un lien entre bureau partagé et mœurs apaisées.

C’était déjà l’une des conclusions baromètre Paris Workplace publié en juin dernier : « pour être bien dans son travail, il faut se voir en vrai ». L’étude avait alors révélé que communiquer en entreprise via les technologies – mail, messageries ou appels téléphoniques- renforçait la solitude des collaborateurs. SFL revient cette semaine avec un focus spécifique sur les managers, une population qu’elle qualifie de « particulièrement sensible ». Hyper sollicités par leurs équipes qui peuvent désormais les joindre sur de nombreux supports, ils se retrouvent aussi surexposé aux tensions internes. Eux-mêmes noteraient d’ailleurs une nette dégradation de la qualité des échanges avec leurs collègues. Ainsi, 40% des managers qui échangent quotidiennement des mails et des messages avec plus de 20 personnes déclarent être « souvent » en tension avec leurs collègues, contre 10% pour ceux qui en envoient 11 à 20 par jour. Dans ce cas précis, l’aménagement des espaces de travail pourraient nettement améliorer la situation, stipule l’enquête.

Plus un bureau est partagé, meilleures sont les relations hiérarchiques

Le bureau est qualifié par le baromètre de « premier allié des managers, facteur significatif de qualité des relations managériales. » Il semblerait que plus les espaces de travail sont ouverts et partagés, plus la relation entre les équipes et leur supérieur s’améliorent, comme le démontrent les statistiques de l’étude. 34% des salariés qui travaillent en bureau individuel fermé déclarent être « souvent » en tension avec leur supérieur hiérarchique. Ce taux chute à 17% pour les employés exerçant en bureau fermé de deux à six personnes, puis passe à 16% pour les collaborateurs dans les espaces collectifs de plus de six personnes et baisse à 8% pour ceux en flex-office, soit sans poste de travail fixe. « Seules les interactions en face-à-face permettent d’augmenter le bien-être des salariés et la qualité des échanges entre collègues et managers », conclut l’étude. Une théorie qui va dans le sens du développement des espaces de travail en entreprise, toujours plus mobiles et impersonnels.

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