Les télétravailleurs français sont peu rigoureux sur les règles de cybersécurité

Depuis la mise en place du confinement le 17 mars, encore cinq millions de salariés français environ sont toujours en télétravail permanent.  La frontière entre vie privée et vie professionnelle étant plus ténue que jamais, de nombreux collaborateurs font des entorses régulières aux règles de sécurité informatique en utilisant leurs outils de travail à des fins récréatives. Une étude internationale menée en avril par l’entreprise de cybersécurité israélienne CyberArk pointe du doigt ces comportements préjudiciables pour l’organisation.

Qui ne s’est jamais octroyé une pause en naviguant sur des sites de voyage, d’e-commerce ou de divertissement depuis son ordinateur ou son smartphone professionnel ? Près d’un tiers des français interrogés avouent avoir déjà utilisé l’équipement fourni par leur employeur pour une activité personnelle. Une habitude qui peut paraître anodine, mais qui représente un réel danger pour le système de protection de l’entreprise. Elle multiplie en effet les risques de « phishing », une technique visant à récolter des données personnelles par le biais de mails frauduleux ou de sites internet contrefaits (un faux site de commerce en ligne par exemple). Une méthode d’autant plus fructueuse pour les hackers que 89% des salariés français sondés révèlent réutiliser les mêmes mots de passe pour différents appareils et applications.

Protéger l’équipement professionnel ne suffit pas

Ainsi, un seul point d’accès suffit pour infiltrer le réseau entier d’une société. Protéger uniquement l’équipement informatique ne suffit donc pas : 85% des collaborateurs reconnaissent s’être connectés à distance au réseau de leur entreprise avec leurs appareils personnels. Heureusement, le sondage révèle aussi un point positif : 62% des salariés français passent par un VPN – ou réseau privé virtuel – qui sécurise la connexion entre l’appareil et le réseau de l’entreprise. Une protection justifiée face à l’augmentation des attaques pirates envers les entreprises depuis le début du confinement.

Article en lien