L’essor du coworking devrait perdurer

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Malgré les déboires du géant américain WeWork qui connaîtra prochainement un plan de licenciement massif touchant environ 30% de ses 12 500 employés, le marché mondial et le marché français du coworking continuent leur progression plus prospère. Plus de 194 000 mètres carrés de bureaux partagés ont été loués en 2018 par l’ensemble des acteurs dans l’Hexagone, dont 60% en Île-de-France, précise une étude Xerfi-Precepta publiée en octobre. Une surface 24 fois plus étendue qu’il y a quatre ans et qui témoigne de l’évolution extrêmement rapide de ce marché.

Un avenir au-delà des frontières parisiennes

Ce type d’espace de travail reste toutefois marginal puisqu’il ne représente que 5% de l’immobilier de bureau français. Les annonces des principales enseignes de coworking laissent entrevoir qu’en 2020, la superficie exploitée en France dépassera les 400 000 mètres carrés. Pour y parvenir, elles devront s’établir au-delà des rues parisiennes où le développement serré du maillage complique les nouvelles implantations. Les leaders du segment se concentreront sur les métropoles régionales comme Nantes, Nice ou encore Toulouse, où le potentiel reste élevé. Cette extension n’enrayera cependant pas la concurrence accrue qui provoquera la chute d’une partie des acteurs. Pour progresser, les exploitants d’espaces collaboratifs devront ensuite compter sur les grands groupes qui représentent aujourd’hui entre un tiers et 40% des clients des espaces hybrides. « Outre la localisation d’équipes projets,le coworking participe au développement de la marque employeur pour les entreprises qui peuvent aussi proposer un accès aux centres à leurs salariés en déplacement ou en télétravail », explique Vincent Desruelles, auteur de l’étude. Ces clients présentent plusieurs avantages pour les exploitants d’espaces collaboratifs : hausse du taux de remplissage, meilleure visibilité sur l’occupation, mais aussi davantage de revenus réccurents.

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