Lors d’une étude publiée par le CEREN en 2008 dans 150 entreprises (représentant une surface totale de près de 500 000 m2) des conditions insuffisantes d’éclairage ont été constatées : l’éclairage de près de 15 % des postes de travail n’est pas conforme à la réglementation du travail et 85 % d’entre eux ne répondent pas aux critères de performances de la norme européenne d’éclairagisme NF EN 12464-1 (500 lux sur la tâche visuelle, contrôle de l’éblouissement et bon rendu des couleurs des lampes).
Cette situation résulte d’installations d’éclairage vétustes, de technologies dépassées, mal entretenues et dépensières en énergie.
Dans les entreprises, les médecins du travail, les contrôleurs de la CRAM, les ergonomes analysent des plaintes qui résultent d’observations liées à la sensation générale de gêne, d’inconfort et de stress, à des difficultés à assurer des tâches, aux troubles de santé et de maladies (céphalée, insomnie, TMS).
Un niveau d’éclairement insuffisant ou inadapté et des déséquilibres de luminance dans le champ visuel des utilisateurs sont souvent à l’origine de ces plaintes.
Le diagnostic des installations d’éclairage : une affaire de professionnels !
L’analyse des conditions d’éclairage nécessite de faire appel à des professionnels de la médecine, de l’ergonomie, de l’éclairagisme, de l’électricité, de l’énergie, etc.
Lors du Grenelle de l’environnement, le bâtiment a été identifié comme un des premiers gisements d’économies d’énergie. L’objectif assigné est de concevoir en 2010 dans le neuf des bâtiments publics dont la consommation sera de 50 kW/m2 par an et d’atteindre un seuil de 80 kWh/m2 par an, pour tous les usages, dans le cadre d’opérations de rénovation. Elle peut dépasser 60 % avec les systèmes de gestion suivant les techniques utilisées.
Les prochaines mesures législatives qui résulteront de l’application des directives européennes (performances énergétiques des produits, des bâtiments et des services énergétiques), la préconisation française du diagnostic de performance énergétique dans les bâtiments ne peuvent qu’inciter les professionnels à développer leurs actions pour favoriser les bonnes pratiques de l’éclairage que promeut l’AFE par l’expertise, la communication et la formation. C’est dans l’approche globale du diagnostic de l’ensemble des usages des bâtiments que doit s’inscrire l’éclairage avec ses spécificités particulières. Il conviendra de mieux qualifier le diagnostic de performance énergétique du bâtiment par un référentiel éclairage qui repose sur la normalisation, les prescriptions réglementaires et le niveau de qualité de service à atteindre suivant la nature des travaux de rénovation à réaliser.