Après l'arrêt des HD-DVD, Toshiba a annoncé qu'il allait construire trois nouvelles usines consacrées aux mémoires flash NAND, dont une en collaboration avec l'américain SanDisk. Les deux premières unités devraient entrer en production en 2010, et s'ajouteront aux quatre que Toshiba possède déjà, en partie avec Sandisk.
Toshiba se veut prêt à répondre à temps aux augmentations de la demande, et renforcer sa compétitivité dans le secteur des semi-conducteurs. Le montant des investissement devraient dépasser 1.700 milliards de yens (10,71 milliards d'euros).
Le groupe japonais et son partenaire dans l'activité des mémoires flash, l'américain SanDisk, vont par ailleurs constituer une coentreprise pour ériger une autre usine de fabrication de galettes de silicium de 300 mm, destinée à répondre à la demande future en mémoires flash NAND. Cette nouvelle entité verra également le jour en 2010. Les deux groupes se partageront à égalité les coûts de fabrication ainsi que la production future, a précisé Toshiba.
"Avec notre partenaire Sandisk, nous voulons capter 40% du marché des mémoires flash", pour dépasser l'actuel leader, le sud-Coréen Samsung, a indiqué M. Nishida.
Les mémoires flash NAND sont des supports électroniques de stockage de données, de capacité grandissante, intégrés dans une large gamme de produits numériques dont les téléphones portables, les baladeurs audio-vidéo-numériques ou les appareils photos. Leur marché connaît une forte croissance grâce à leurs performances qui ne cessent de s'améliorer. Des mémoires flash remplacent déjà des disques durs dans des ordinateurs ultra-portables.
Les capacités de production dont Toshiba dispose actuellement lui permettent de produire 200.000 galettes de silicium par mois mais elles pourraient atteindre 410.000 unités au cours de l'exercice 2009 si une usine construite récemment atteint sa pleine capacité de production conformément aux prévisions.