Osol, la start-up française qui facilite le travail en mobilité

© Osol

Le 30 novembre, la jeune start-up a bouclé une levée de fonds de 3 millions d’euros pour soutenir le développement de sa solution Pico, de puissantes batteries nomades pour les ordinateurs portables. Focus sur cette source d’énergie au service du travail hybride.

« Je suis très heureux de réaliser cette levée de fonds, un an et demi seulement après le lancement de cette nouvelle activité. Bien plus qu’une étape de financement elle constitue pour nous l’opportunité d’agrandir notre équipe et de répondre aux nouveaux besoins des salariés. » Sur le salon Workplace Meetings de Cannes le 25 novembre dernier, une étincelle dans le regard et affichant un large sourire, Maxime Cousin, cofondateur de Osol, se donne pour objectif de faire de ces batteries nomades un outil aussi pratique que le wifi pour se connecter à Internet. Pouvoir travailler quel que soit le moment ou le lieu : c’est aujourd’hui la promesse du travail avec plus de flexibilité et de liberté. Mais c’est aussi l’ambition des produits développés par Osol.

La station connectée Osol Base permet de recharger 10 batteries Pico simultanément. © Osol

Issue de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et du Centre national d’études spatiales (CNES) cette start-up tricolore mise sur les énergies nomades et écoresponsables*. Les batteries Pico intègrent une technologie sophistiquée et compacte qui combine hardware, software, cloud, et analyse de données. Disposant de 20 heures d’autonomie et d’une alimentation pouvant aller jusqu’à 220 volts, elles permettent de brancher un ordinateur portable ou de recharger plusieurs terminaux (smartphones, casques audio, claviers sur batterie, etc.) via une prise, des ports USB A et C, ou par induction. Une fois à plat, l’appareil se recharge sur le Osol Base, qui peut accueillir jusqu’à dix batteries, sécurisées grâce à un système antivol, désactivable par un badge ou grâce à l’application mobile associée. Ce hub va ensuite récolter les données transmises par les capteurs de la batterie et les mettre à disposition des utilisateurs. Objectif : identifier les usages, optimiser la logistique et les accès et gérer la maintenance.

Un pas de plus vers le Future of work

La conception de cette solution répond à la problématique que représente l’inertie des structures électriques classiques. La pandémie a accéléré la mobilité des personnes et modifié leur rapport à l’unité de temps et de lieu au travail. L’environnement de travail s’étend bien au-delà des frontières des locaux de l’entreprise. Le salarié ne pianote plus uniquement sur le clavier de son ordinateur derrière un bureau. En mobilité, il se branche là où il peut lorsqu’il se déplace, dans le train, dans un café, dans un espace de coworking. Mais il reste entravé par le ou les câbles reliés à la prise fixe qu’il aura réussi à trouver. En rendant l’énergie nomade, Osol réussit le pari de permettre au travailleur de s’approprier n’importe quel lieu pour en faire son espace de travail.

*Chaque batterie est reconditionnée une seconde voire une troisième fois avant d’être recyclée, lorsqu’elle perd de son efficacité.

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