Plus d’un Français sur deux utilise des appareils personnels pour travailler… souvent sans protection

Selon une enquête dévoilée en octobre par Avira, entreprise allemande spécialisée dans la sécurité informatique, les Français se sont largement équipés en nouvelles technologies (PC, smartphone, débit Internet…) depuis le premier confinement. Mais seuls 23 % d’entre eux ont ajouté des solutions de sécurité à leurs appareils personnels ou réseau domestique. Un défaut de protection qui peut coûter cher, tant pour eux que pour l’entreprise.

Parmi les 2000 Français interrogés, 68 % déclarent avoir davantage utilisé leur PC et 64 % davantage leurs appareils mobiles, depuis le début de la pandémie de Covid-19. Un chiffre qui n’a rien de surprenant, tant l’isolement social subi a renforcé nos besoins de communication… D’ailleurs, l’enquête révèle que de nombreux Français ont réagencé leur espace de vie pour de meilleures conditions de travail :

  • 41 % des répondants ont acheté un nouvel ordinateur.
  • 26 % ont changé de forfait Internet.
  • 21,6 % ont amélioré leur routeur.

55% des personnes interrogées utilisent des appareils personnels pour travailler.

Alors que les Français ont donc largement pris les devants pour mieux s’équiper, seuls 23% ont investi dans des solutions de sécurité informatique. 55 % d’entre eux utilisent pourtant des appareils personnels dans le cadre de leur travail. L’enquête Avira laisse donc à penser que la confidentialité des données, tant personnelles que professionnelles, a été largement négligée. De plus, dans 62 % des cas, l’employeur n’a pas fourni d’outils permettant de sécuriser l’ordinateur personnel de l’employé.

Quel est le niveau de risque encouru ?

Toujours selon Avira, de nombreuses études indiquent que le nombre de cyberattaques a augmenté au fil de l’évolution rapide de la pandémie. « Les créateurs de logiciels malveillants ont saisi l’opportunité offerte par le télétravail et adapté leurs attaques en conséquence », cite un rapport plus ancien du spécialiste de la cybersécurité. Avec de tels risques de partage d’informations confidentielles et de fuites de données, les entreprises semblent, pour l’heure, avoir négligé l’aspect cybersécurité du télétravail.

* L’étude, consultable en ligne et finalisée le 9 septembre 2020, porte sur les réponses données par 2 000 sondés d’au moins 18 ans en France, en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis.

 

 

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