Quatre règles pour rendre les espaces de travail informels plus attractifs

Dans son magazine de recherches et d’études sur l’aménagement des espaces de travail, l’entreprise américaine Steelcase indique quatre recommandations à appliquer lors de conception d’espaces informels afin de maximiser leur fréquentation par les collaborateurs.

Les espaces de travail sont depuis quelques années en pleine transformation. Adieu les salles meublées de la classique association « chaises et tables » et bienvenue aux fauteuils, aux assises modulaires et autres poufs qui modernisent les espaces désormais décloisonnés. Offrir aux collaborateurs un environnement doté d’une atmosphère informelle et branchée est l’un des principaux enjeux de l’environnement de travail. Mais cette réorganisation de l’espace demande avant toute action de mener une réflexion sur les activités ainsi que sur les besoins des salariés. Afin que ces lieux informels évitent d’être « boudés » par les collaborateurs, le spécialiste de l’aménagement des espaces de travail, Steelcase, a déterminé quatre règles à respecter lors de ses recherches. 

1. Ne pas tout miser sur l’esthétique

Si beaucoup d’entreprises misent mettent en avant la décoration et l’ambiance « cosy » de leurs espaces afin de séduire les salariés, mieux ne vaut pas perdre de vue que les collaborateurs souhaitent avant tout y travailler. Chaque espace doit ainsi avoir pour objectif de favoriser leur efficacité avec du mobilier pratique et ergonomique. « Les besoins des individus au travail ne se liment pas à un beau canapé et une table basse », souligne l’aménageur.

2. Diversifier les types d’assises

Le secret de l’ergonomie repose dans le fait de changer de positions régulièrement. Afin d’éviter les soucis de santé liés aux mauvaises postures, il est intéressant de diversifier au sein d’un même espace le mobilier. Proposer de nombreux types d’assises, notamment ceux encourageant le mouvement, permet aux salariés de changer de position en fonction de leur activité, ce qui les rend plus efficaces et concentrés.

3. Favoriser le nomadisme sans négliger l’appropriation des lieux

Pouvoir choisir son espace en fonction du type d’activité professionnelle réalisée peut représenter un sérieux avantage pour les salariés si les lieux son bien pensés. Accès aux outils analogiques et numériques adéquates, mobilier approprié, connexion de bonne qualité, prises de courant en nombre significatif et accessibles… ces éléments constituent, ensemble, des espaces de travail efficaces. Leur agencement doit aussi permettre à chaque collaborateur de s’approprier les lieux, tout en ayant le sentiment de faire partie d’une équipe.

4. Ne pas négliger l’intimité

Dans cette ère de l’ultra-collaboration, l’espace de travail doit tout de même présenter des aménagements offrant de la confidentialité : des refuges où les collaborateurs sont isolés visuellement et acoustiquement de leurs collègues tels que les cabines acoustiques, des espaces délimités par des cloisons mobiles ou encore du mobilier doté d’alcoves. Si l’aménagement des lieux ne permet pas d’obtenir ces moments de solitude, la qualité de la collaboration peut en être impactée.

 

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