Quelle ville choisir pour un meilleur équilibre entre vie pro et vie perso ?

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En prenant en compte l’intensité du travail, les initiatives prises par les villes et le ressenti des salariés, l’entreprise de sécurité Kisi a établi le classement 2019 des 40 plus grandes métropoles internationales qui offrent la meilleure répartition de temps entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Petit bonus en prime : les mauvais élèves ont aussi leur podium !

Avec une moyenne de 41 heures travaillées par semaine et un score de stress dans la ville de 64,1, Paris arrive en neuvième position des métropoles internationales qui offrent le meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. La capitale se classe donc dans le top 10, juste devant la ville canadienne de Vancouver. Sans surprise, ce sont les pays nordiques qui se retrouvent en tête du classement (voir l’infographie ci-dessous) dont la capitale finlandaise, Helsinki, qui surplombe toutes les autres selon la société Kisi, à l’origine de cette étude. Elle affiche une moyenne de 40.2 heures travaillées par semaine, trente jours de congés par collaborateur et un taux 6,2% de chômage. Mais ce qui la différencie des autres métropoles, c’est sans aucun doute ses jours de congés maternel et parental payés qui s’élèvent à 1127 (contre 294 pour Paris), son score de bonheur qui monte à 100 (contre 89 à Paris), ses polluants athmosphériques de 6,7 µg / m3 (contre 13.9 µg / m3 à Paris) et, surtout, son score de stress de la ville qui grimpe à 26,9 seulement (contre, rappelons-le, 64,1 pour Paris).

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Les salariés exerçant à Tokyo seraient les plus exposés au surmenage

Après avoir étudié ses données publiques, Kisi en a conclu que Tokyo, au Japon, offrait les plus mauvaises conditions de travail à ses salariés. Les collaborateurs exercent en moyenne  42.1 heures par semaine et 20% d’entre eux dépasseraient même les 48 heures hebdomadaires. Seuls 10 jours de congés payés sont accordés par an et le score de d’espaces extérieurs dans la ville fait défaut : il atteint péniblement 46.4 contre 93.6 pour Helsinki, en tête du classement. La capitale japonaise se singularise aussi négativement par son score d’égalité LGBT+. La ville affiche 61.1 contre 91.6 pour Helsinki. Elle n’est évidemment pas la seule à présenter des scores aussi bas. Singapour, Kuala Lumpur en Malaisie et les villes américaines de Washington et Houston rejoignent Tokyo sur le banc des mauvais élèves.

Si Kisi assure ne pas avoir réalisé ce classement « pour mettre en évidence les meilleures villes dans lesquelles travailler », elle espère inciter les métropoles les moins bien notées à améliorer les aspects pointés qui contribueraient à atténuer le stress et l’intensité du travail des habitants.

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