Retards de paiements : des PME françaises très pénalisées

Mieux que le Royaume-Uni, mais moins bien que l’Allemagne. Avec 11 % de factures payées en retard chaque année, selon une étude Plum Consulting commanditée par Sage*, un tiers des entreprises françaises subiraient les conséquences négatives directement liées aux retards de paiement.


Sur 5 factures payées en retard, 4 seraient ainsi considérées comme des créances irrécouvrables : un préjudice estimé à 3 000 milliards d’euros à l’échelle mondiale. Parmi les PME « victimes » de retard, 21 % jugent toutefois bon de ne pas réclamer leur dû…. soucieuses « de préserver les relations avec leurs clients ». Le rapport démontre en outre qu’une facture sur dix n’est pas payée dans les temps, 8 % des paiements n’étant jamais payés ou payés avec un retard suffisamment important pour que le fournisseur soit forcé de les compter comme créances irrécouvrables.

Impacts sur les rémunérations des salariés

Trois types d’impacts négatifs sont mis en avant par l’étude : des investissements décalés pour 13 % d’entre elles, des conséquences sur la rémunération des collaborateurs pour 12 % et enfin, des difficultés pour verser des primes annuelles. « En France, ce sont 25 % des faillites des PME qui sont dues aux retards de paiement », note Laurent Dechaux, Directeur Général de Sage Europe du Sud. « D’une manière générale, elles passent 6 jours par an à réclamer le recouvrement de ces impayés ». Pour l’observatoire des délais de paiement, le respect des délais de paiement permettrait en outre de libérer 11 milliards d’euros (pour 2015) de trésorerie pour les entreprises. Preuve d’un léger mieux, en revanche, le retard moyen de règlement des factures fournisseurs est passé de 13,6 jours en 2015 à 11,6 jours cette année. « Près de 45 % des PME en France indiquent n’avoir aucun problème à relancer leurs clients. Pour autant, la France doit tout mettre en œuvre pour que les PME soient payées en temps et en heure », poursuit Laurent Dechaux. « La dématérialisation des factures est notamment l’une des solutions possibles pour réduire encore davantage ce délai et alléger les tâches administratives des PME. »

*Etude Sage « Retards de paiement : l’effet domino » 

 

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