Sécurité mobile : des entreprises préoccupées par le piratage de données

Dans son rapport 2018 sur la sécurité mobile, iPass expose les préoccupations grandissantes des entreprises quant au piratage des données de leurs travailleurs mobiles, via notamment les réseaux de Wi-Fi gratuits. La proposition d’un réseau privé virtuel fait son chemin.

 

Cafés, aéroports, hôtels, gares, centres d’exposition, avions… autant d’espaces publics et privés synonymes d’insécurité pour les entreprises, qu’elles considèrent comme des lieux de prédilection pour le piratage des données mobiles de leurs salariés. Un élément de rapport dressé en 2018 par iPass sur la sécurité mobile, montrant que plus de la moitié (57 %) des entreprises suspecte leurs travailleurs mobiles d’avoir été victimes de piratage ou d’être à l’origine d’un problème de sécurité mobile au cours des 12 derniers mois. Dans son rapport annuel, le fournisseur mondial de connectivité a compilé les réponses de 500 entreprises interrogées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, afin de comprendre quel compromis font-elles entre sécurité et besoin de disposer d’une main-d’œuvre mobile.

Ainsi, nombreuses sont celles à avoir mis en place des politiques BYOD (Bring Your Own Device) pour donner à leurs employés mobiles la possibilité de travailler en déplacement. Malgré l’aspect positif de ce mode de travail, 94 % déclarent que le BYOD a toutefois contribué à accroître les risques de sécurité mobile. De façon générale, 92 % des entreprises déclarent être préoccupées par la croissance de leur main-d’œuvre mobile, allant de pair avec une augmentation du nombre de problèmes liés à la sécurité mobile. « Bien qu’il soit formidable que les travailleurs mobiles puissent de plus en plus travailler depuis des lieux tels que des cafés, des hôtels et des aéroports, il n’existe aucune garantie quant au fait que les points d’accès Wi-Fi soient entièrement sécurisés », affirme Raghu Konka, vice-président chargé de l’ingénierie chez iPass. « Le dilemme demeure : comment garantir la sécurité des travailleurs mobiles tout en leur offrant la possibilité de pouvoir se connecter depuis n’importe quel lieu à l’aide de l’appareil de leur choix ? ».

Si l’étude révèle que la plupart des entreprises interdisent à leurs employés d’utiliser des points d’accès Wi-Fi gratuits pour une raison pure de sécurité de leurs données mobiles, plus d’un quart (27 %) adoptent une approche encore plus drastique, en interdisant leur utilisation à tout moment. Pour pallier le problème, d’aucunes utilisent les réseaux privés virtuels pour sécuriser l’accès à distance à leurs données et systèmes, usage passant de 26 % en 2016 à 46 % en 2018.

 

Le rapport en chiffres :

·       Les responsables informatiques d’Allemagne (71 %) sont ceux qui suspectent le plus leurs travailleurs mobiles d’avoir été victimes d’un piratage ou d’être à l’origine d’un problème de sécurité.

·       Les entreprises du Royaume-Uni sont susceptibles d’être les plus méfiantes concernant les employés travaillant depuis des cafés, dans la mesure où 81 % d’entre elles ont observé des incidents de sécurité liés au Wi-Fi dans de tels lieux.

·       Au Royaume-Uni, presque la moitié (42 %) des entreprises n’envisage pas d’interdire l’utilisation des points d’accès Wi-Fi gratuits. Ce nombre est considérablement plus élevé que celui des États-Unis (9 %), de l’Allemagne (10 %) et de la France (12 %).

·       Les entreprises du Royaume-Uni (38 %) sont les moins convaincues du fait que leurs travailleurs mobiles utilisent un réseau privé virtuel chaque fois qu’ils se connectent. Ce chiffre est plus élevé en Allemagne (53 %), aux États-Unis (49 %) et en France (41 %).

 

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