Supply chain : des démarches RSE encourageantes

86 % des grandes organisations françaises ont entamé une politique d’achat responsable et 1/8e a choisi de rejoindre la norme ISO 20400. Retrouvez les principaux résultats de l’étude du cabinet A2 Consulting sur la RSE appliquée à la supply chain.

Le cabinet de conseil indépendant en organisation et en management A2 Consulting livre aujourd’hui les résultats d’une étude portant sur la RSE appliquée à la supply chain. Encourageantes, les démarches des organisations en la matière apparaissent nombreuses, notamment celle consistant à rejoindre la norme volontaire internationale ISO 20400, déclinaison achat de la norme ISO 26000. Fruit d’un consensus entre 52 pays ainsi qu’avec les grandes organisations internationales, notamment l’OCDE, l’UNEP, le Global Compact, l’OHCHR et l’Union Européenne, l’ISO 20400 est un guide pratique de recommandations pour les organisations, quelles que soient leur activité ou leur taille, sur l’intégration de la responsabilité sociétale dans le processus achats.

Une nouvelle norme, en passe d’être assimilée
Parmi les enseignements récoltés auprès de quelque 200 donneurs d’ordre, il apparaît que 35% des entreprises de plus de 5 000 salariés interrogés disent connaître bien ou très bien la norme ISO 20400, deux tiers des organisations déclarant la connaître « de nom ». « Des scores qui démontrent une dynamique importante compte-tenu de sa nouveauté et du sujet qu’elle adresse », analyse A2 Consulting. En outre, un grand donneur d’ordre français sur 8 aurait déjà décidé de la mettre en œuvre, la plupart de ceux qui ont pris cette décision en ayant déjà entamé la mise en œuvre. Toutefois, « cet intérêt pour les achats responsables et la norme ISO 20400 semble se heurter à des méthodes encore incomplètes, tempère le cabinet. 36 % des structures interrogées ne réalisent pas de benchmarks pour appuyer leur démarche d’achat responsable et dans des proportions plus inquiétantes encore dans le secteur public ».

Des progrès manifestes
D’autres réflexes redressent la barre, comme la consultation des options de recyclage et de réutilisation des produits qui s’applique dans 93 % des organisations interrogées ou l’intégration de spécifications de responsabilité sociétale dans les cahiers des charges pour 88 % d’entre elles. L’étude rapporte également que 76 % des répondants déclarent intégrer le devoir de vigilance dans leur management du risque, au moins partiellement, alors que seulement 30 % déclarent avoir réalisé une cartographie des risques, « signe que la mise en œuvre de ces démarches demande du temps et montrerait tout l’intérêt d’un pilotage national des progrès accomplis ». Cette proposition sera étudiée lors de la restitution du baromètre ISO 20400, le 6 septembre à l’Espace du Centenaire de la Maison de la RATP (Paris 12e).

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