80% des salariés ne télétravaillent pas à temps complet

En dépit du « Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés » qui instaure la règle d’un télétravail à 100%, les salariés ne seraient que 20% à travailler à temps complet de chez eux. C’est en tout cas ce que révèle le baromètre réalisé par Le Point, en partenariat avec l’agence Happydemics*, lors de la deuxième semaine de confinement.

Chaque semaine depuis le reconfinement qui court depuis le 30 octobre, l’hebdomadaire Le Point, en partenariat avec l’agence d’études et de marketing Happydemics, dresse un baromètre de la vie des salariés français au travail. Les résultats publiés le 14 novembre (deuxième semaine de confinement) confirment l’application très relative des mesures gouvernementales : il n’y aurait qu’un salarié sur cinq à être en télétravail total. Et ce, en dépit des appels réitérés de la ministre du Travail, Élisabeth Borne, en faveur du respect du protocole, certes non contraignant.

71 % des salariés non managers s’y rendent en réponse à une demande de leur direction

L’enquête a interrogé les salariés sur cet état de fait. Qui est responsable ? Patron ? Salarié ? Il en ressort que les travailleurs se rendent en majorité à leur bureau sur demande de leur direction (62 % des répondants). Une tendance qui se confirme encore davantage chez les salariés non-managers, où 71 % d’entre eux se rendent au bureau suite à la sollicitation d’un supérieur hiérarchique.

Des franciliens plus inquiets pour leur santé que la moyenne

Par ailleurs, la taille de l’entreprise semble l’un des facteurs aggravant le sentiment d’inquiétude des salariés devant se rendre au bureau. 41 % des salariés de grandes entreprises se disent préoccupés par leur environnement sanitaire personnel, contre 25 % pour les PME. Enfin, en Île-de-France, poids des transports en commun oblige, les salariés s’avèrent plus inquiets que ceux des autres régions (36 % contre 430%)

Une volonté de contrôle mal vécu par les salariés

En toute logique, les salariés contraints par leur employeur à se présenter sur leur lieu de travail sont seulement 59% à éprouver une « confiance positive de leur hiérarchie ». Alors qu’ils sont 71 % à la ressentir pour celles et ceux qui se présentent au bureau de leur propre gré. Les directives patronales qui imposent la présence au bureau étant interprétées par les salariés comme une volonté de contrôle accru du travail des équipes.

*Enquête réalisée par Happydemics entre le 9 et le 12 novembre auprès de 2 871 répondants représentatifs des Français et 785 salariés des ME (microentreprises), PME, ETI et GE) 

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