Choisir sa solution d’impression haut volume

Pour les besoins en haut volume, la solution la plus adaptée sera généralement une machine laser imprimant au moins 60 pages par minutes.
Choisir la meilleure solution lorsqu’une exigence d’impression à haut volume se fait sentir n’est pas une décision facile… La grande variété de l’offre peut rendre la décision d’achat pour le moins ardue. S’il est coutume de dire que ce sont les machines imprimant plus de 60 pages par minute qui répondent à ce type de besoin, le choix est vaste et les facteurs clés à prendre en compte nombreux. Aide à la décision.

Lorsque l’on parle de « haut volume » en impression, les quantités commencent à la dizaine de milliers de copies par mois (sachant que les volumes pour besoins internes peuvent même monter à plusieurs centaines de milliers, voire atteignent le million d’exemplaires) et concerne tout type de documents imprimés (factures, courriers, brochures, flyers…) que les entreprises privées, institutions ou organismes publics produisent.

Parmi leurs charges, les coûts d’impression représenteraient jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires, un centre de coût qu’il convient donc de maîtriser. S’assurer de faire le bon choix pour son entreprise ou pour son département en ce qui concerne ses besoins actuels (et à moyen terme) n’appartient pourtant pas au domaine de l’évidence. De même, et au risque de décevoir, dans ce domaine il n’existe pas d’approche « one-size-fits-all »… tant s’en faut !

Des attentes de plus en plus exigeantes

Si la solution la plus adaptée sera une machine (généralement laser) imprimant au moins 60 pages par minute, il va s’agir d’arbitrer entre une multifonction très perfectionnée ou un modèle plus simple, si payer plus pour des fonctionnalités peu – ou pas – utilisées ne se relève pas pertinent. « Le matériel de bureau simple, s’il se révèle aujourd’hui très performant, peut être décevant dans le temps lorsqu’il est trop poussé. Selon une étude européenne menée par Censuswide pour Ricoh Europe, les travailleurs européens demandent des technologies innovantes et des solutions numériques afin d’augmenter leur productivité et leur créativité… Le secteur de l’impression haut volume ne fait pas exception ! », résume Nathalie Maneau, chef de marché de la division production printing & impression 3D de Ricoh France. Et alors que l’on pouvait s’attendre à une demande focalisée sur la vitesse à la page, il n’en est rien sur le terrain. « Ce qui va faire basculer vraiment les utilisateurs dans des solutions haut volume, outre le nombre de copies, c’est le type d’application que l’on a besoin de produire (affiches, flyers, cahiers, rapports, produits photo…) avec bien sûr la qualité et la répétabilité obtenues de façon automatique, tranche Isabelle Savin, Chef de produits & Support ventes, Graphic Communications Solutions Xerox. La mise en registration est également un processus chronophage s’il n’est pas automatisé. Avant de s’arrêter sur une solution donnée, il convient d’étudier la véritable disponibilité de la machine : combien de temps est-elle réellement en capacité d’imprimer sur une journée et donc de générer du profit. » Nathalise Maneau confirme que si les clients sont en attente de vitesse, cette dernière ne fait pas tout. « Le grammage, la finition, la capacité de traitement, la qualité d’impression… comptent également, ainsi que le coût », poursuit Nathalie Maneau de Ricoh France. « Lorsque l’on étudie le coût de sa solution incluant la location du matériel et sa maintenance, il faut étudier tous les paramètres dont ceux liés à la circulation du document dans l’entreprise pour optimiser les coûts. » Autres éléments : le temps imparti pour réaliser ce volume et les divers besoins en qualité, finition, grammage papier… ainsi que la part de page couleur qui influe sur la bonne tenue du matériel et pourra faire basculer le choix d’un matériel de bureau à une solution haut volume. Or, « même si une page couleur est bien moins économique qu’une page noir et blanc, le marché de la couleur qui rend les documents plus percutants explose ! », explique Nathalie Maneau.

L’automatisation comme tendance forte

Plus que les volumes d’impression attendus, il faudra donc s’interroger sur le type de documents à imprimer (factures standards en noir et blanc seulement ou flyers en couleur), la complexité des travaux (dimensions grammage et qualité de papier) et les fonctionnalités attendues, sachant que l’automatisation des tâches répétitives est une tendance très forte… En effet, cette dernière permet de faire passer l’impression du simple poste de coût à celui de créateur de valeur… Cette tendance à l’automatisation est confirmée par Isabelle Savin de Xerox. « L’automatisation demeure la préoccupation majeure des prestataires, elle s’applique à toutes les étapes de la chaîne de valeur : soumission, stockage, vérification du fichier, paramétrage, impression, finition et archivage. Pour tout euro dépensé à l’étape d’impression, trois euros sont dépensés pour les opérations pré et post impression. Un fournisseur se doit d’accompagner son client haut volume dans cette réflexion globale. » Carole Hernandez, chefs de produits production printing de Konica Minolta Business Solutions France, va également dans ce sens : « Pour sélectionner sa solution en impression haut volume, la question du prix à l’achat ne va être ni la première problématique abordée, ni même un critère déterminant. C’est un domaine où le cas par cas règne en maître tellement les applications peuvent être différentes d’une entreprise à une autre. Nous proposons une réflexion et un accompagnement pour faire évoluer les centres de reprographie interne d’un centre de coût à un centre de profit ! Ils peuvent répondre de manière unique aux attentes des utilisateurs des différents services de l’entreprise : par l’automatisation qui permet de réduire le temps, parfois très long, des tâches répétitives, par la qualité et la rapidité de production, par la diversité des supports et des formats d’impression, mais aussi par le respect de l’intégrité de la marque de l’entreprise, la personnalisation des produits, une plus fine maîtrise des tirages, une optimisation du processus de commande, et donc une réduction des coûts. »

Tester avant d’approuver

Enfin, Dans l’arbre décisionnel, les branches sont nombreuses et il ne faudra pas non plus omettre celles relatives aux clients finaux : du nombre d’utilisateurs, au profil de ces derniers (leur maîtrise de l’informatique notamment : s’ils ont besoin d’instructions simples, un panneau de contrôle système ou un écran tactile convivial sera requis).
Comme pour tous les achats engageants, essayer avant d’adopter peut se révéler éclairant : « Je ne saurais que trop conseiller de faire quelques tests grandeur nature : avec une alternance d’appels de bacs, des travaux combinant des supports de grammages différents, pour prendre la mesure de la productivité réelle de la solution proposée », préconise Isabelle Savin, de Xerox. Avec une gestion des flux bien gérée, un parc à jour, les économies sur le poste d’impression peut représenter 30 %, d’où l’importance de choisir une solution « sur-mesure » pour la gestion de ses documents, de comparer et de se faire accompagner dans cette démarche

Pour 1 € de coût d’impression, un document aura coûté en amont et en aval 3 € à l’entreprise.

 

SÉLECTION

1. laser Lexmark MS812dtn

L’imprimante laser Lexmark MS812dtn prête à une utilisation en réseau. Elle est dotée de l’impression recto verso interne, d’un processeur à double cœur 800 MHz, d’une mémoire de 512 Mo et d’une alimentation standard de 1 200 feuilles pour atteindre une vitesse d’impression de 66 ppm.

2. HP color LaserJet Manager

Avec sa vaste gamme d’accessoires modulaires, la nouvelle imprimante multifonction HP Color LaserJet Manager Flow E87660z permet de gagner du temps : elle imprime jusqu’à 60 ppm, se réactive vite, capture facilement chaque page et détecte les erreurs potentielles ou les pages manquées ou encore permet de placer jusqu’à 250 pages dans le chargeur automatique pour des numérisations sans surveillance.

3. canon imagePRESS c650

Depuis mars 2017, la gamme Canon imagePRESS C650 de presses numériques feuille couleur multifonction propose 3 modèles : iP C650 (65 ppm), iP C750 (75 ppm) et iP C850 (85 ppm). Elle permet un contrôle en un point unique de tout l’atelier de production et une planification sur 8 heures de la production avec le contrôleur Canon PRISMAsync.

4. ES9476 de oKi

Ce modèle (50 ppm) lancé en juin par OKi répond aux besoins de groupes de travail et départements qui produisent couramment des rapports, des livres blancs et des brochures. Ils sont équipés de fonctionnalités de dernière génération telles qu’un écran tactile, qui permet par exemple de feuilleter, de zoomer par pincement et de glisser-déposer.

5. Ricoh ProTMcouleur

Sortie en mars 2017, la petite dernière de la gamme Ricoh supporte une large gamme de media dont le papier couché, texturé, magnétique… et des grammage jusqu’à 360 g/m². Elle permet même l’impression de bannière mesurant jusqu’à 1,26. Sa productivité ? Jusqu’à 80 ppm

6. Konica Minolta AccurioPress c6085

Cette presse numérique couleur lancée en juillet 2017 affiche une productivité de 85 ppm du 52 au 400 g / m². Elle assure une fiabilité et une constance colorimétrique et de registration, à travers une technologie inédite : ­l’Integrated Color Care Unit.

7. EcoSYS P8060cdn de Kyocera

Kyocera Document Solutions propose sa première imprimante Ecosys couleur disposant d’un écran tactile. Imprimant 60 ppm en monochrome et 55 ppm en couleur, elle ­dispose d’une qualité d’image supérieure et d’une grande flexibilité papier pour une ­meilleure polyvalence.

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