Flex-office : retour sur expérience !

JLL a publié une nouvelle étude portant sur les pratiques des grands groupes en matière de flex-office. Résultat : des salariés en majorité convaincus.

Axa, Pwc, BNP, L’Oréal, Renault, Engie… Au total, 14 entreprises se sont prêtées à une étude JLL, qui a souhaité en savoir plus sur la tendance et les préjugés en matière de bureaux agiles, pour démontrer que le flex office n’est pas l’apanage des start-ups ni des leaders de la tech. Constat de départ : une entreprise sur 2 ne réalise pas d’économie de mètres carrés dans le cadre d’un projet flex, qui compte en moyenne 3 fois plus d’espaces collaboratifs : alcôves, espaces projet, espaces

détente, « workafés », espaces de brainstorming, etc. Le déploiement du flex passe systématiquement par une réduction des bureaux individuels, mais cela se fait au profit des espaces collectifs. « Ces nouveaux lieux élargissent le champ des possibles, ils constituent un véritable tremplin pour travailler autrement. Dans ce type de projet, 1/3 du temps de travail se déroule dans les espaces informels », explique Flore Pradère, Responsable de la Recherche Entreprises chez JLL et auteure de l’étude. Ce ne sont plus seulement des espaces de réunions classiques, mais des lieux plus agiles, flexibles et informels qui hybrident les usages.

Le flex, vecteur de performance

Parmi les enseignements, 64 % des pratiquants du flex repensent leurs modes de travail. Le quotidien se fluidifie, les salariés se libèrent en choisissant leurs temps et leurs espaces de travail. Convertis au digital, ils deviennent plus nomades et développent des échanges spontanés. Ce déploiement des synergies rime avec performance : 75 % se sentent plus libres dans leur façon de travailler, 70 % estiment être plus productifs, 56 % estiment que la collaboration avec leur équipe s’est améliorée. De plus, 77 % des entreprises interrogées ont misé sur un pilote pour permettre le test-and-learn et embarquer les salariés autour de leurs futurs bureaux. Cette étape est essentielle, souligne JLL : « dans chaque entreprise, l’annonce du passage en flex-office passe par un mouvement d’opposition inévitable. Sans rejeter le concept en lui-même, les salariés considèrent que le flex ne peut s’adapter à leurs contraintes métiers ou à leur statut. Ils s’arcboutent sur la réduction de leurs espaces individuels ».

Une intégration inéluctable ?

Dans l’une des entreprises sondées, seuls 28 % des « non pratiquants » du flex en ont un a priori positif, témoigne le rapport. Tandis que du côté des « pratiquants », 84 % se déclarent satisfaits de leur nouvel environnement de travail. Si seuls 3 % des salariés français sont en flex-office aujourd’hui, 28 % travaillent déjà régulièrement de façon flexible (horaires aménagés, nomadisme). « Le flex s’inscrit dans une tendance beaucoup plus profonde de révolution des modes de travail, vers un management plus horizontal qui accorde sa confiance et permet de libérer sa créativité ».

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